Du tour du monde en 2072 à Truckly : quand un mémoire de transport devient réalité
Dans son mémoire « Le tour du monde en 2072, une dystopie inspirée de Jules Verne pour penser les transports de demain », Antoine Coupé explore avec une maturité impressionnante les futurs possibles de la mobilité et du transport routier.
Il imagine un monde où il faut optimiser chaque kilomètre, valoriser les conducteurs et proposer de nouvelles formes de mobilité pour les territoires oubliés, sans ajouter de véhicules sur la route.
Sans le savoir, Antoine avait déjà pensé Truckly : en 2026, avec Truckly, première plateforme de co‑camionnage, nous réalisons concrètement cette vision en transformant les sièges vides des cabines de camions en trajets utiles pour des jeunes voyageurs.
1. Antoine, l’étudiant brillant qui a imaginé les transports de 2072
En 2025, Antoine Coupé, étudiant à l’École Supérieure des Transports, soutient un mémoire de fin d’études au titre déjà visionnaire : « Le tour du monde en 2072, une dystopie inspirée de Jules Verne pour penser les transports de demain ».
Plutôt qu’un mémoire académique classique, il choisit une forme narrative et prospective : une dystopie qui suit le voyage de Nestor, jeune étudiant en transport, refaisant à sa manière le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne, mais projeté en 2072.
Ce choix courageux lui permet d’explorer, au fil d’un tour du monde, les grandes questions qui traversent déjà les transports en 2025 :
-
l’impact de la crise climatique sur les infrastructures et les flux ;
-
les tensions géopolitiques qui redessinent les routes commerciales ;
-
la place centrale du transport routier, encore majoritaire pour les marchandises ;
-
la transformation des professions du transport, et en particulier celle des conducteurs.
Son mémoire est à la fois :
-
un roman d’anticipation, qui bouscule et interroge ;
-
et une démonstration analytique, nourrie de sources institutionnelles (GIEC, ONU, NASA, études prospectives sur le transport de fret à horizon 2050, etc.).
Au‑delà du contenu, on sent chez Antoine une vraie audace intellectuelle : il prend un sujet considéré comme « à éviter » dans les consignes de mémoire, la prospective, et en fait un outil puissant pour questionner l’avenir du transport
2. Ce que son mémoire dit des transports de demain
Dans cette dystopie de 2072, Antoine projette un ensemble de tendances qui, pour beaucoup, sont déjà à l’œuvre :
-
des véhicules autonomes et des cubes urbains modulaires pour le transport de personnes en ville ;
-
des réseaux de transport hyper‑digitalisés, interconnectés, orchestrés par des plateformes de matching des flux et un Internet physique pour le fret ;
-
la montée en puissance d’outils comme le platooning, les systèmes de chargement automatique (ATLS), les camions électriques et les caténaires pour décarboner le transport routier ;
-
une pression croissante sur les conducteurs, pris entre pénurie de main‑d’œuvre, exigences climatiques et dégradation de la reconnaissance sociale.
Antoine insiste sur un point : le transport routier ne disparaît pas, il se transforme.
Il reste incontournable pour les flux de marchandises, mais doit :
-
réduire ses émissions de CO₂ ;
-
mieux utiliser les ressources existantes ;
-
et repenser la place des personnes qui conduisent dans la chaîne de valeur.
En filigrane, le mémoire pose une question centrale : comment faire du transport routier une partie de la solution, et pas seulement du problème ?
3. Antoine avait déjà pensé Truckly dans son mémoire
Même si le mot « Truckly » n’apparaît pas dans son texte, les intuitions de fond sont déjà là :
-
optimiser chaque kilomètre parcouru ;
-
mieux valoriser le métier de conducteur ;
-
inventer des nouvelles formes de mobilité pour des territoires oubliés, à partir d’infrastructures existantes ;
-
articuler transport routier, justice sociale et transition écologique.
Dans son analyse, Antoine s’intéresse particulièrement :
-
au rôle du camion dans la chaîne logistique ;
-
à la pénurie de conducteurs en Europe, aggravée par des conditions de travail difficiles et des inégalités sociales ;
-
aux tensions entre automatisation totale (camions autonomes) et respect du métier, de l’expertise humaine et du besoin de reconnaissance.
Ce regard lucide et nuancé sur le transport routier est exactement celui qui a donné naissance à Truckly :
-
le constat de camions qui roulent tous les jours avec des sièges passagers vides ;
-
le fait que 90% des biens en France soient acheminés par la route ;
-
la réalité de conducteurs qui peinent à boucler leurs fins de mois, alors qu’ils sont indispensables ;
-
et celle de jeunes en territoires ruraux qui renoncent à un emploi, une formation ou un week‑end à cause du manque de transport abordable et fiable.
En ce sens, Antoine avait déjà pensé Truckly : il a posé, dans son mémoire, les bases du problème que nous résolvons aujourd’hui.
4. Truckly, la réponse concrète à une vision de mobilité du futur
Truckly est la plateforme de co‑camionnage qui transforme les sièges vides en cabine en trajets réservables pour des voyageurs, en priorité des jeunes 18‑34 ans vivant dans des territoires mal desservis.
Concrètement :
-
les conducteurs continuent leurs tournées habituelles, sur leurs axes routiers réguliers ;
-
les entreprises de transport ouvrent, si elles le souhaitent, le siège passager à la réservation ;
-
les voyageurs réservent et paient leur place en ligne, via l’interface Truckly ;
-
le trajet génère un revenu additionnel traçable, partagé entre l’entreprise et le conducteur, sans modifier l’exploitation.
Le modèle économique :
-
A pleine capacité, un conducteur peut générer jusqu’à 800 € de pouvoir d’achat supplémentaire par mois ;
-
une flotte de 1 000 camions peut dégager jusqu’à 800 000 € de revenus additionnels par an pour le transporteur.
Du point de vue de la mobilité :
-
les jeunes ruraux accèdent à des trajets longue distance là où train, bus ou covoiturage classique sont rares, chers ou inexistants ;
-
les trajets se font avec des conducteurs professionnels, dans un cadre sécurisé (assurance spécifique, profils vérifiés, réputation) ;
-
on crée un nouveau réseau de mobilité humaine à partir d’une infrastructure déjà existante : les cabines de camions qui roulent chaque jour.
Du point de vue de l’impact (projection 2031) :
-
environ 4 millions de voyageurs désenclavés ;
-
plus de 63 000 conducteurs actifs ;
-
près de 300 000 tonnes de CO₂ évitées, en optimisant le taux de remplissage et en évitant des trajets en voiture individuelle ;
-
85 M€ redistribués aux transporteurs et conducteurs.
Là où Antoine imaginait, en 2072, des systèmes hyper‑optimisés pour massifier les flux, Truckly commence dès aujourd’hui par une chose simple : remplir intelligemment les sièges vides des cabines.
5. De la dystopie à la solution : comment Truckly s’inscrit dans la prospective d’Antoine
Antoine explique dans son introduction que la prospective n’est ni une prophétie ni un exercice de boule de cristal, mais une manière de composer des scénarios à partir de données tangibles.
Il assume le risque de se tromper pour mieux éclairer les grands mouvements : la transition climatique, la recomposition des puissances, l’évolution des mobilités.
Truckly est précisément une réponse à plusieurs des signaux faibles qu’il met en avant :
-
le besoin d’optimiser chaque trajet poids lourd sans ajouter un seul véhicule sur la route ;
-
l’urgence de revaloriser le métier de conducteur, de lui redonner du pouvoir d’achat et de la visibilité ;
-
la nécessité de désenclaver des jeunes voyageurs et des territoires ruraux laissés de côté par les solutions de transport traditionnelles ;
-
la pression croissante pour réduire les émissions de CO₂ du transport routier de marchandises, qui représente environ 25% des émissions européennes du secteur routier.
Là où sa dystopie de 2072 montre ce qui pourrait arriver si l’on ne fait rien, Truckly propose une autre trajectoire :
-
une mobilité du futur qui ne se construit pas contre le transport routier, mais avec lui ;
-
où les conducteurs ne sont pas effacés par des solutions entièrement autonomes, mais reconnus comme des acteurs clés ;
-
où chaque kilomètre devient un trajet utile pour la société, les conducteurs et la planète.
6. Antoine avait déjà pensé Truckly ; aujourd’hui, nous le réalisons
Antoine présente son mémoire comme :
-
une lettre à son moi du futur, qu’il relira vers 2072, à l’aube de ses 80 ans ;
-
une lettre de motivation, pour montrer son engagement intellectuel et sa capacité à prendre des risques.
En relisant son travail à la lumière de Truckly, une phrase s’impose :
dans son mémoire, Antoine avait déjà pensé Truckly ; aujourd’hui, nous le réalisons.
Il avait compris que l’avenir des transports ne se jouerait pas seulement sur les technologies spectaculaires, mais aussi sur la façon dont nous :
-
occupions mieux les véhicules qui roulent déjà ;
-
respecterions et récompenserions celles et ceux qui conduisent ;
-
redonnerions de la mobilité à celles et ceux qui en sont privés.
Avec Truckly, nous transformons cette intuition en solution concrète :
-
une plateforme de co‑camionnage qui connecte conducteurs et jeunes voyageurs ;
-
un modèle qui crée du revenu additionnel traçable pour les entreprises et les conducteurs ;
-
une nouvelle façon de penser la mobilité longue distance sur des axes routiers oubliés, sans ajouter un seul véhicule sur la route.
Key Takeaways
-
Dans son mémoire « Le tour du monde en 2072 », Antoine Coupé anticipe les grands enjeux de la mobilité du futur : climat, rôle du transport routier, pénurie de conducteurs, fracture territoriale.
-
Sans le nommer, il pose les bases de Truckly : optimiser chaque kilomètre, valoriser les conducteurs, proposer une nouvelle forme de mobilité à partir des sièges vides en cabine.
-
Truckly réalise aujourd’hui cette vision avec une plateforme de co‑camionnage solidaire qui crée du revenu pour les conducteurs et transporteurs, et de la mobilité pour des jeunes voyageurs, tout en réduisant les émissions de CO₂.
-
En 2025, Antoine avait déjà pensé Truckly dans son mémoire ; en 2026, nous l’avons fait.